J'aurai
dû prévoir le coup. L'invitation était pourtant claire.
"Soirée animée, sexy... Tout est permis, rien n'est obligatoire. Pas besoin de lire entre les
lignes.
Mes intentions étaient pures et louables. Ma main dans la poche, je dissimule mon excitation entre
deux lascars du RER.
Qui n'a jamais rêvé d'une orgie, où pluralité
masculine et tigresses se mélangent.
Je vous vois déjà venir : du cul, des hommes, des femmes, etc... Rien de bien glorieux.
Tout ce qui vous stimule (quel que soit votre genre) réuni dans 50m2 et à volonté !
Le bestiaire est de qualité.
Du côté féminin, il y a de belles croupes en perspective. Madame tout-le-monde a donné rendez-vous
à la cagolle de base.
Perchée sur ses talons, une asiatique plutôt ronde vous met au parfum sur ses préférences. D'après
elle, c'est une nymphomane. Manque de chance, elle n'a pas un physique facile.
Je lui promets une danse et l'inscris en bas de ma liste. Quelques blondes, quelques brunes. De
belles négresses à l'allure insatiable. La moyenne d'âge est élevée, je présume qu'entre personnes d'un certain âge, il n'y aura pas de débordements.
Chez les hommes, pas d'improvisation ! Mesdames ont sélectionné de beaux bestiaux : tous sportifs,
la trentaine, et prêts à en découdre. Chacun jauge la virilité de l'autre. Je bombe le torse quand je croise deux noirs assez épais. Ces deux-là sont en mission, c'est certain.
Remplacez donc le cocktail de bienvenue par une soupe de langue et profitez du Jack Daniels entre
deux fellations et un droit de cuissage de la part de la maîtresse des lieux.
D'ailleurs c'est elle qui vous a lancé l'invitation, il est donc normal qu'elle vous goûte dans
l'unique but de donner son opinion plus ou moins bandantes à ses complices.
Je vous conseille d'assurer un minimum. La première partie étant offerte, vous n'aurez pas la
chance de la faire jouir. D'autres s'en chargeront, l'accumulation des partenaires est un gage de rentabilité.
Vous ouvrez donc le bal !
Capotes
à la main, à votre étonnement, vous n'êtes resté que 5 minutes dans une certaine intimité. Deux, trois, puis quatre invités commencent à analyser, commenter et apprécier votre
performance.
Pas la peine de s'enfermer, tout le monde est là pour se faire plaisir.
Une claque sur les fesses vous sort de vos pensées. On ne vous a pas invité pour rêvasser, on vous
réclame.
Pris dans les griffes des femelles en rut, vous ne savez plus où donner du bâton. Ce soir, ces
dames ont du choix : partenaires, quantité, qualité.
Elles tentent de nouvelles expériences : bisexualité, triolisme, candaulisme...
A leurs yeux, vous n'êtes que marchandises, "prête-sexe", un genre de toy-boy à consommer sur
place.
Vous servez de réjouissance, d'entrée, de plat de résistance.
Alors qu'un trio improbable entre un couple et une bisexuelle en chaleur se déchaine au
salon.
La coquine hétéro en prend pour son grade, touchée de tous les côtés, elle finit par se lâcher.
Qu'on la lèche tranquille !
On finit par rentrer les ronds dans les trous et mettre les points sur les
i.
Plus la soirée passe, plus vous vous exposez dans des situations rocambolesques et libidineuses. Le genre de
situation où il faut un sacré dose de cran.
Il y aura toujours une grande
gueule pour vous dire, que Elle, elle serait le queutard accompli de la soirée.
Mais de là à tremper dans le
sexe avec de parfaits inconnus, il n'est pas rare d'avoir quelques accidents : des petites demi-molles par-ci par-là.
Au petit matin, il est temps de
quitter les lieux. Quelle nuit !
Dans le train du retour, des
flashs de souvenirs me transpercent le cerveau. Entre dégoût et plaisir, c'est étrange de ne pas trouver que des points positifs.
Ayant pourtant pris un énorme
pied à glisser entre différentes cuisses en une fois (ce qui est plus que rare), je n'en redemande pas.
Pas gourmand au point de friser
l'indigestion, la pratique du sexe sans limite en impose certaines.
Mais juste pour une nuit !

S